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Comment s'assurer de la signature d'un contrat autour d'un dîner d'affaire ?

Nous vous révélons ici un certain nombre de règles tacites à connaître absolument !

A la différence du déjeuner d’affaire, le dîner, qui intervient après une harassante journée de travail est plus propice à la détente, les différents partis disposent de plus de temps, sans le stress d’une réunion imminente. Cette décontraction illusoire (il s’agit quand même d’un rendez-vous professionnel !) n’assure cependant pas un succès immédiat à votre dîner : pour assurer la signature d’un contrat, un partenariat ou tout simplement maintenir une bonne relation avec un client, il est important de respecter quelques lois tacites.

Le dîner a donc un certain nombre d’avantages par rapport au repas du midi mais attention à ne pas véhiculer un message ambigu ! Surtout s’il s’agit d’un rendez-vous à deux… Le repas est un moment de partage, de convivialité mais pas d’intimité. Privilégiez dans ce cas un horaire le plus correct possible, vers 19h30 par exemple. Vous ne voudriez pas voir un contrat s’envoler sous prétexte d’une légère erreur… d’interprétation. 

Celui qui initie le repas est en devoir de respecter un certain protocole. On ne parle bien sûr pas d’étiquette ou de protocole vestimentaire mais simplement d’usages qui tiennent de la logique, de la politesse. L’invitant se doit d’arriver avant le ou les invités afin de les accueillir avec chaleur. Il doit aussi régler, en toute décence et discrétion, l’addition. Un moment délicat qui peut se dérouler en douceur si quelques précautions sont prises au préalable comme un arrangement avec le serveur, un passage au toilette au moment opportun…

Il est aussi en charge de choisir le restaurant. Evidemment. Ça ne viendrait pas à l’idée d’inviter une personne sans préciser le lieu de rendez-vous, au risque d’être pris pour un … benêt. Et ce choix essentiel doit être fait en prenant en considération la teneur du repas : pour une célébration ou une négociation, l’ambiance diffère et le restaurant aussi ! Et pour éviter le serveur têtu ou maladroit qui aura tendance à faire chuter vos points de crédibilité, un restaurant que vous connaissez serait apprécié…

Maintenant que les préliminaires sont effectués, voici venu le moment de s’attaquer au plat principal : le déroulement du dîner. Tout d’abord le placement de table, il s’effectuera sous la direction de l’initiateur qui s’efforcera de placer ses collaborateurs aux coins de table, position stratégique qui permet d’avoir une vue d’ensemble et se placera lui au centre, en bon animateur.

Ça y est, tout le monde est installé. A quel moment aborder le vif du sujet et surtout comment ? Pas tout de suite, ne vous précipitez pas ! Vous risquez de passer pour un rustre qui ne sait pas apprécier correctement les bonnes choses (le repas tient une place unique et privilégiée dans la culture française !), non il vaut mieux laisser un petit temps de latence et montrer votre personnalité de bon vivant. Pendant cet instant de flottement gardez une conversation aussi superficielle que possible, pas de théorie métaphysique fumeuse et pas de discours politique ! Enchaînez le moment venu sur un très décontracté « pour en revenir à votre mail… ».
Des questions de savoir-vivre sont aussi en jeu ici. C’est, certes votre entreprise que vous vendez mais à travers votre personne ! Qui se doit donc d’être irréprochable, en adéquation avec l’image de votre boîte… Si vous êtes plus porté sur l’ingurgitation en une bouché que sur la dégustation, par exemple, modérez votre ardeur, calez-vous sur le rythme de votre interlocuteur afin de le baigner dans une ambiance aussi paisible que possible. Et puis respectez la politesse la plus élémentaire en vous tenant droit, les coudes sont loin de la table et le portable éteint ! Cette dernière précaution a l’avantage de montrer à vos/votre convive(s) que votre temps leur/lui est pleinement consacré ! Le medium est le message !